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Les mauvaises herbes du jardin, pour ou contre ?

Les mauvaises herbes utiles et consommables

Une mauvaise herbe est une plante qui ne nous intéresse pas de prime abord ou que l’on ne connaît pas et qui, de ce fait, est classée rapidement dans la catégorie ‘mauvaise’ !

C'est quoi une mauvaise herbe ?

Une mauvaise herbe est une plante qui ne nous intéresse pas de prime abord, qui pousse  spontanément là où justement il ne faut pas, et qui prend la place des ‘bonnes’, celles que l’on a décidé de cultiver. Mais une mauvaise herbe est aussi souvent une plante que l’on ne connaît pas et qui, de ce fait, est classée rapidement dans la catégorie ‘mauvaise’.

Bien sûr, il existe un répertoire des ‘adventices’ et la liste est longue. On compte plus de 220 espèces différentes. Certaines sont de vrais fléaux et sont notées en tant que plantes ‘invasives’ comme l’Ambroisie, par exemple, qu’il vaut mieux ne pas avoir au jardin. D’autres, sont à éviter car toxiques, par contre certaines sont très intéressantes…

 

Des mauvaises herbes utiles et comestibles ?

Les mauvaises herbes de votre jardin, vous les reconnaissez souvent ! Mais peut être que vous ne les connaissez pas si bien que cela…

Certaines sont mellifères et attirent les abeilles, ces dernières vont polliniser les fleurs de nos arbres fruitiers et de nos plants de légumes et vont nous assurer de belles récoltes.

Quelles sont les mauvaises herbes utiles ?

  • La Bourrache (Borrago officinalis) propose une la jolie floraison bleue

La bourrache officinale

  • L’Ortie (Urtica dioica) aux feuilles piquantes
  • Le Pissenlit (Taraxacum officinale) aux fleurs jaunes soleil,
  • Le Lamier blanc (Lamium album) appelée aussi Ortie blanche,
  • Le Trèfle des près (Trifolium pratense) aux pétales dressés roses et violets,
  • Le Serpolet (Thymus serpyllum) à la floraison d’un mauve époustouflant,
  • Les Pâquerettes des près (Bellis perennis) avec des fleurs blanches à cœur jaune…

 

Les mauvaises herbes comestibles

D’autres adventices sont comestibles, elles améliorent et augmentent la diversité de nos assiettes.

La capucine, une fleur entièrement comestible

Les jeunes feuilles de Barbarée commune (Barbarea vulgaris), appelée aussi ‘herbe de Sainte Barbe’ s’agrémentent en salade et ont un goût de cresson piquant.

Les feuilles et fleurs de Bourrache (Borrago officinalis) font d’excellents pestos.

Le Chénopode blanc (Chenopodium album) est appelé aussi ‘épinard sauvage’ et on le consomme comme… l’épinard !

Dans le Coquelicot (Papaver rhoeas), cette plante chouchou,  ce sont les graines que l’on saupoudre sur des gâteaux et des pains fantaisie, les fleurs font d’excellents sirops.

Si le nom Gaillet gratteron (Galium aparine), ne vous dit rien, vous la connaissez sans aucun doute car cette herbe à tige carrée se colle inexorablement aux vêtements au moindre contact ! Ses feuilles fraîches et les jeunes sommités sont cuisinées à la façon des épinards ou en soupe.

Les feuilles du Lierre terrestre (Glechoma hederacea) font de très bonnes confitures.

Faut-il encore présenter l’Ortie en cuisine avec ses soupes, ses beurres, ses crackers ?

Les grandes feuilles du Pissenlit (Taraxacum officinale) sont réputées en salades.  

Les tiges et les feuilles du Pourpier, (Portulaca oleracea) sont consommées cuites, crues elles ont une délicieuse texture croquante et douce.

Les fleurs, les jeunes feuilles et les tiges sucrées et aromatiques du Tussilage, (Tussilago farfara) sont excellentes en salade. Avec les cendres des feuilles séchées, on confectionne un substitut de sel.

Et pour notre plus grand bonheur, les jeunes pousses de la Prêle (Equisetum aervense), cette plante envahissante qu’on appelle aussi Queue de rat ou Queue de Renard, peuvent être confites au vinaigre, cuites à la vapeur puis sautées à l'huile, ajoutées au riz ou aux soupes miso…

Des mauvaises herbes médicinales

Depuis la nuit des temps, certaines ‘mauvaises herbes’ sont reconnues pour leurs propriétés médicinales.

C’est le cas du Bleuet des champs (Centaurea cyanus) dont les substances calmantes et apaisantes, sont bénéfiques pour les yeux. Le Gaillet gratteron (Galium aparine), dont les feuilles fraîches comestibles peuvent aussi être écrasées et utilisées en  cataplasme pour soigner les ampoules aux pieds. Les feuilles de Plantain lancéolé (Plantago lanceolata) coupées en deux et frictionnées sur la blessure, soulagent les piqures d’insectes. Les vertus de l’Ortie sont nombreuses grâce à ses vitamines, ses minéraux et ses protéines, elles contribuent à retrouver la vitalité…

La carotte sauvage

Les ‘mauvaises herbes’ sont de très bons aide-jardiniers et donnent aussi de précieuses indications sur votre lopin de terre !

Par exemple, la Carotte sauvage (Daucus carota) qui est comestible, indique une alternance de sècheresse et d’humidité. Le Chénopode blanc, l’Ortie et le Pissenlit préfèrent un sol humifère, riche en éléments nutritifs. La Prêle, un sol argileux et humide.

Et les Purins ? Celui d’Ortie, est un engrais fortifiant des plantes…

Pour ou contre les ‘mauvaises herbes’ ? Finalement, la question ne se pose pas !

Motte Roland

Par Roland Motte

Expert Jardinier-créateur Roland intervient dans les métiers du jardin depuis plus de 30 ans

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