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Une ruche dans mon jardin

Une ruche dans mon jardin

On installe bien des ruches sur les toits des immeubles au cœur des villes, alors pourquoi pas en avoir une dans son jardin ? Bingo ! Si les abeilles sont bien utiles et font un retour en force dans les zones urbaines, vous ne pouvez pas vous improviser apiculteur comme cela sans respecter les règles fixées par votre département. Pour tout savoir, une fois encore, c’est ici que cela se passe.

L’abeille pour les nuls

Prenons le temps de nous poser sur ce qu’est une abeille. Combien de fois j’entends « oh une guêpe ! Oh une abeille ! Oh un frelon » alors que ce n’est aucun de ces 3 hyménoptères mais juste un syrphe (une mouche inoffensive) jouant le mimétisme presque parfait.

La plus connue des abeilles européennes se prénomme (en latin dans le texte) Apis Mellifera. Comme son nom l’indique c’est une abeille faisant du miel.

Carte d’identité de Mademoiselle Apis Mellifera

Mademoiselle est végétarienne et butineuse. En butinant elle récolte les pollens, miellat, propolis et nectar des fleurs tout en pollinisant les plantes sur lesquelles elle se pose.

L’abeille domestique » est de couleur marron, poilue et vit en colonie dans les ruches construites par l’homme. Elle possède un dard cranté qui lui sert uniquement pour se défendre d’une agression. Ce harpon à usage unique lui arrache très souvent une partie de l’abdomen causant sa mort peu après la piqûre.

Une ruche dans mon jardin

  • La guêpe (Vespula Vulgaris) est - quant à elle - jaune et noire, sans (trop de) poils, et bien plus élancée. Elle se nourrit de fruits, de sucre et d’insectes pour nourrir les larves. Cela explique que vous la retrouviez en invitée surprise de vos banquets melon/jambon de parme. Son côté insectivore permet également de mieux comprendre pourquoi la guêpe possède des mandibules acérées et surtout un dard lisse, car celui-ci est une arme de chasse à usages multiples lui permettant de piquer et piquer encore !
  • Le frelon, un des plus grands insectes volants, qui peut atteindre jusqu’à 45 millimètres de longueur. Son abdomen est de couleur jaune rayé de noir tout comme la guêpe. Les frelons sont des prédateurs redoutables pour les autres espèces comme la guêpe, l’abeille ou encore la mouche. Ils causent des dégâts importants dans les vergers, dévorant des fruits comme la pomme en n’en laissant que la peau.

Mais revenons à nos amies les abeilles. Au sein d’une ruche on trouve 3 castes : les ouvrières, majoritaires, femelles stériles et travailleuses acharnées s’occupant de l’entretien et du ravitaillement de la ruche.

Les faux-bourdons, les mâles, sont de véritables feignasses. Le seul rôle qu’on leur connaisse à date est la fécondation des futures reines. Après accouplement : ils meurent. Très classe les gars ! Belle mentalité.

La reine, la seule femelle fertile de la ruche, est la mère de toute la colonie. Elle peut vivre jusqu’à 4 ans. Chapeau bas Madame.

Une ruche dans mon jardin

Une meilleure pollinisation

Si vous possédez des fruitiers vous serez impressionné par la qualité de vos récoltes grâce aux abeilles. Les fruits sont mieux formés, les pommes (par ex) sont plus rondes. Les abeilles peuvent augmenter jusqu’à 25% votre production fruitière !

Les abeilles préfèrent la ville

Avec la multiplication des monocultures, les floraisons sont concentrées dans le temps, limitant logiquement leurs sources d’alimentation. En ville, c’est tout le contraire : les fleurs sont là et bien là presque 365 jours par an.

C’est tout pour aujourd’hui. Passons à la ruche au fond du jardin.

Une ruche dans votre jardin

Si on appelle Apis Mellifera « l’abeille domestique » vous n’en ferez pas pour autant une amie ni un compagnon malgré tout l’amour et les efforts que vous déploierez pour vous en occuper.

Pour commencer (et bien faire) :

Une ruche dans mon jardin

0) Apprenez auprès d’un VRAI apiculteur. Pour cela, vous pouvez prendre des cours par des ruchers écoles. Pour bien faire, il faudra que vous fassiez une saison complète avant d’acquérir votre propre ruche. Une ruche, c’est un être vivant complexe mais passionnant que vous apprendrez à connaître et à aimer.

1. Installez la ruche dans un endroit calme en plaçant l’entrée dans un endroit dégagé afin que les abeilles puissent décoller librement et sans obstacles selon une pente de 45°.

2. Respectez les distances définies par votre Département. Eh oui on ne fait pas n’importe quoi avec une ruche : elle doit être à 20 m d’une rue principale et à 100 m de distance d’un bâtiment publique (au hasard une école), à 2 m d’une limite de propriété. Pour finir elle doit être protégée par un mur ou une haie de 2 m de haut minimum. Cette distance variant en fonction des villes (5 m à Paris) et des interdictions municipales possibles.

Une ruche dans mon jardin

 

3. Les abeilles aiment la tranquillité. Aussi ne visitez pas plus de 4 fois par an la ruche. Chaque intervention devant servir à la bonne vie de la ruche. En dehors, il est vivement conseillé de les observer de loin pour vous assurer que ce petit peuple ailé est en bonne santé.

Si vous devez intervenir, faites-le par temps calme (pas de vent, pas d’orage) afin que les abeilles vous opposent le minimum de résistance (en étant protégé en conséquence par une combinaison blanche bien fermée et équipé d’un enfumoir qui viendra calmer les abeilles).

4. Pour produire votre miel : Vous devez installer votre ruche entre le 15 mars et le 15 avril. La première récolte de miel pourra se faire en juillet/août. Si vous installez la ruche plus tard dans la saison il faudra veiller à ce que les abeilles aient assez à manger pour passer l’hiver. Le prix d’une ruche prête à produire est aux environs des 400 €. Si vous vous débrouillez bien et que vos abeilles sont travailleuses, cet investissement pourra être récompensé par 50 à 100 kilos de miel les meilleures années.

Une ruche dans mon jardin

5. Soyez en règle avec l’administration :

  • En vous déclarant apiculteur et en possédant un « Numagrit », l’équivalent du Siret (c’est gratuit et peut se faire facilement via le net).
  • En déclarant le nombre et la localisation des ruches chaque année auprès de la Direction Départementale de la Protection de la Population (DPPP). C’est gratuit également.
  • En assurant vos ruches en complément de votre responsabilité civile (1€/ruche/an).
  • Si vous vendez votre miel, vous ne serez pas imposé à moins de posséder 10 ruches ou plus.

Voilà, vous savez tout ou presque. Si vous souhaitez encore vous renseigner, vous trouverez assez facilement en librairie ou sur le net tous les ouvrages et informations nécessaires pour devenir sa Majesté des Abeilles !

 

Motte Roland

Par Roland Motte

Expert Jardinier-créateur Roland intervient dans les métiers du jardin depuis plus de 30 ans

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