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La pyrale du buis

pyrale du buis

La Pyrale du buis est un papillon dont la chenille, très vorace, se nourrit exclusivement de buis… Tellement vorace, qu’elle en devient une vraie calamité au point de mettre en péril tous les buis cultivés.

 

Quel est ce prédateur ?

Cette chenille (Diaphania perspectalis) est originaire d’Asie. Elle est apparue en 2007 en Allemagne puis en  France, en 2008. Si sa présence est assez récente sur le territoire, son action est d’envergure car les dégâts causés par cette chenille peuvent entraîner, purement et simplement, la mort du végétal.

 

Les papillons de la pyrale du buis ont des ailes blanches et brunes avec des irisations dorées et violacées

La pyrale du buis est un papillon, son développement est donc connu. D’abord, il y a l’œuf, suivi du stade larvaire qui dure environ un mois. Puis, durant une semaine,  la chenille entame sa nymphose, elle se transforme dans un cocon pour devenir un papillon.

Ce dernier mesure près de 40 mm d’envergure, ses ailes sont blanches et brunes avec des irisations dorées et violacées, c’est grâce à ce dernier point qu’on le repère assez facilement.

Papillon de la pyrale du buis

Une fois papillons, les adultes cherchent de nouveaux buis dans les environs et déposent leurs œufs sur la face inférieure des feuilles. En fonction des conditions météorologiques, il est possible de voir se succéder 2 à 4 générations de chenilles, du printemps à la fin de l’été.

La chenille sort et se nourrit des feuilles du buis.

La dernière génération de chenilles peut hiberner tout l’hiver à l’abri dans un cocon. Au début du printemps, dès que les températures se réchauffent, la chenille sort et se nourrit des feuilles du buis, elle se développe jusqu’à atteindre près de 5 cm de long.

Il est très facile de la reconnaître : on la trouve… dans le buis ou dans les plantes à proximité, sa couleur est jaune-verte, sa tête noire, son corps strié tout du long de deux bandes noires bordées de blanc et recouvert de verrues noires hirsutes de poils blancs, elle a 10 fausses pattes abdominales.

La pyrale du buis : les symptômes ?

Les premiers symptômes de la présence de pyrales sont visibles à la base des buis : les feuilles sont découpées, rognées pour ne laisser que de fins filaments de dentelle. Les dégâts considérables dont elles sont responsables se remarquent souvent à la fin de l’été, quand elles finissent leurs désagréments.

dégât pyrale du buis

Mais à ce moment-là, il est déjà trop tard, toutes les feuilles du buis sont rongées, et comme les feuilles sont le moteur de la plante, le végétal crève inexorablement

Il est impératif d’agir dès le mois de mars ou avril.

C’est pourquoi, il est impératif d’agir contre cette chenille dès le mois de mars ou avril, dès lors que les petites chenilles se réveillent, car en plus de leur voracité légendaire, il n'existe aucun prédateur naturel capable de les décimer.

Les solutions de traitement contre la pyrale du buis

Contrôlez régulièrement vos buis de début mars à la fin octobre.

  • Dans un premier temps, contrôlez régulièrement vos buis de début mars à la fin octobre. Sur les végétaux très feuillus, vérifiez impérativement l’intérieur de la plante. Ecrasez les cocons de la Pyrale, et au printemps, éliminez manuellement les parasites en utilisant une pince, munissez-vous de gants. Taillez et brûlez les parties infestées du végétal.

En cas de forte infestation, vous n’aurez de choix que d’utiliser des traitements insecticides.

  • Il faut intervenir quand les chenilles sont petites, une fois grandes, la partie est quasiment perdue ! Dès que vous avez décelé la présence de petites chenilles de Pyrale du buis, avec un pulvérisateur, appliquez le produit uniformément sur et à l’intérieur du végétal, préférez le faire par temps sec et non venteux.

pyrale du buis

Pour bien utiliser les produits de traitement contre la pyrale du buis dans votre jardin, reportez-vous à l'étiquette et les informations relatives aux produits.

Vous l’avez compris, lorsque les chenilles sont grandes et les dégâts importants, il est trop tard pour intervenir.

Dans certaines communes et jardins, le buis a déjà été remplacé par d’autres végétaux qui ne souffriront pas de ce ravageur et qui pourront être taillés en topiaires pour garder l’esprit des jardins de buis. C’est le cas de  Lonicera nitida (Chèvrefeuille à feuille de buis), Taxus baccata (If commun), Ilex crenata ’Dark green’ (Houx crénelé)… Et, bien sûr, il en existe d’autres !

Si vous voulez garder vos buis, soyez très vigilants à la Pyrale !

Motte Roland

Par Roland Motte

Expert Jardinier-créateur Roland intervient dans les métiers du jardin depuis plus de 30 ans

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